Activités

Activités

Secteurs d’activités pertinents et prioritaires de l’Observatoire 

L’Observatoire vise la flexibilité et la force d’action nécessaires pour assumer l’entièreté de ses responsabilités. En s’attachant aux activités qui entourent le domaine de la migration, l’Observatoire souhaite assurer une gestion des migrations plus équilibrée dans le Maghreb et dans le Machrek par la collecte et l’analyse des données ainsi que par la diffusion de ces informations dans les pays d’accueil ainsi que dans les pays d’origine et de transit.

Dans cette perspective, l’Observatoire examinera les recommandations des organismes et des acteurs qui œuvrent dans ce domaine. Il établira une plateforme en matière de migrations chargée d’instaurer un dialogue régulier et un partenariat entre pays de destination, d’origine et de transit. Cette plateforme a pour but de fournir des orientations migratoires et constitue une matière première et une base pour la prise de décisions par les gouvernants et les responsables des gestions des migrations au Machrek et au Maghreb.

La création de cet Observatoire a été annoncée au terme du 3e Forum social Maghreb-Machrek pour la migration, avec une vocation multidisciplinaire.

L’Observatoire des migrations au Machrek-Maghreb n’est pas seulement un outil de compilation de chiffres mais il sera un acteur qui génère des données disponibles. Il s’appuiera ainsi sur des observatoires déjà existants en exploitant les résultats d’observations déjà produits et permettra de diffuser une vision globale et commune sur les migrations.

Thèmes

Il abordera de nombreux thèmes encore peu investis tels que : les flux migratoires dans les pays du Maghreb et du Machrek; les politiques migratoires menées par ces États et leurs conséquences; le racisme et les discriminations des migrants; la situation des femmes migrantes dans cette zone; la situation des réfugié(e)s au Maghreb et au Machrek; les accords de partenariats et de mobilité dans la Méditerranée; la traite des êtres humains; le trafic illicite des migrants……

C’est ainsi que l’Observatoire travaillera sur les secteurs suivants :

  • Racisme et discrimination
  • Migration et développement
  • Migration et travail
  • Droits des migrants et des réfugiés (femmes migrantes, enfants migrants, familles des disparus …)
  • Migration des compétences
  • Migration et politique
  • Migration et intégration

a. Les activités de l’Observatoire

Cette structure, aura à analyser les mouvements migratoires, à examiner les dossiers des victimes des politiques migratoires, à dénoncer la violation des droits des réfugiés et des déplacés dans la région du Maghreb et du Machrek et à lutter contre toute forme de discrimination à leur encontre.

Les activités de l’Observatoire seront concentrées, dans une première phase, sur la zone du Maghreb pour entamer, ensuite, des activités et des études sur la zone du Machrek, vu les conflits et la situation politique qui y règnent.

Son plan d’action est le suivant :

  • Réaliser des fiches factuelles de la situation migratoires dans chaque pays
  • Publier un rapport annuel sur la situation migratoire
  • Jouer le rôle d’intermédiaire entre les associations et le gouvernement
  • Tenir une feuille d’informations alimentées par les associations
  • Créer un site web pour promouvoir une communication durable
  • Organiser des journées scientifiques et des journées d’étude dans des dates fixées par le Conseil général : par exemple, le 5 octobre (événement Ceuta et Melilla)
  • Tirer la sonnette d’alarme en cas de violation des droits de migrants
  • Ecrire des plaidoyers

La mission principale de cet Observatoire est d’exprimer sa raison d’être et d’accentuer les tâches clés de son organisation. Il garantira la fiabilité des informations et la coordination des différents programmes en matière de migrations.

b. La constitution du système d’alerte

Organes de l’Observatoire

Cet Observatoire compte créer des centres d’observation dans chacun des pays du Maghreb et du Machrek. Chacun de ces centres disposera des ressources humaines qualifiées pour dresser un état actuel des migrations d’un point de vue politique, juridique et social. Il se chargera aussi de dénoncer toute forme d’atteinte aux droits des migrants, en étroite collaboration avec les institutions gouvernementale et les ONG œuvrant dans ce domaine.

Chacun de ces centres contiendra :

  • Une cellule d’accueil et d’orientation : diffusion des informations relatives au séjour, aux droits et aux devoirs des migrants, à l’aide de supports d’informations et d’agents compétents
  • Une cellule d’écoute : collecte des doléances, rédaction des rapports périodiques afin de les soumettre, par la suite, à l’Observatoire qui s’occupera d’écrire des plaidoyers afin de trouver des solutions à des situations critiques
  • Une cellule de communication : dans une approche de proximité avec les migrants et pour se mettre au diapason des technologies d’information et de communication, mise en place d’un site web avec des rubriques d’informations alimentées par chaque pays
  • Une cellule d’étude et d’analyse : compilation des informations recueillies par les autres cellules et élaboration d’un état des lieux annuel des mouvements migratoires afin de les diffuser. En parallèle, organisation, par des spécialistes, d’enquêtes et d’études du terrain afin de vérifier les informations figurant dans les réclamations avant de les transmettre au bureau central de l’Observatoire

Les moyens humains du centre comporteront :

  • Des sociologues
  • Des économistes
  • Des juristes
  • Des psychologues
  • Des universitaires (professeurs et étudiants chercheurs)
  • Des techniciens en informatique et en statistique
  • Des démographes
  • Des professionnels de la santé….

Forme juridique de l’observatoire

L’Observatoire se dotera d’une structure informelle d’un point de vue juridique sous la responsabilité administrative du Forum Social Maghrébin.

Statut

L’Observatoire est un organisme non gouvernemental.

Domiciliation

Lors de la réunion de travail du 6 septembre 2014 au sujet de la création de l’Observatoire des Migrations Maghreb-Machrek, toutes les propositions de domiciliation entre le Maroc et la Tunisie, deux pays du Maghreb qui connaissent une vraie dynamique de la société civile en matière de migration, ont été étudiées.  Les participants se sont mis d’accord, avec le FMAS, sur la nécessité de créer des antennes dans tous les pays du Maghreb et du Machrek, en tenant compte de la possibilité du changement de domiciliation de l’Observatoire, selon les offres disponibles, et avec concertation.

Fonctionnement

Le fonctionnement de l’Observatoire débutera par le recrutement de deux coordinateurs généraux qui travailleront en collaboration permanente avec le Comité de suivi. Le secrétariat sera parmi les tâches principales du Comité de suivi.

L’Observatoire se dotera de moyens humains spécialisés dans le domaine de la migration et de militants associatifs. Il envisagera d’établir des partenariats pour mener à bien ses missions. Il créera des centres d’observation dans chacun des pays du Maghreb et du Machrek. Il sera, a priori, constitué de membres d’associations et d’acteurs présents, et mettra en place un système d’adhésion (Charte).

Organisation et organigramme de l’Observatoire

Outre son volet professionnel, l’Observatoire comporte un volet politique pour son fonctionnement et pour le déroulement de ses activités à l’échelon local, régional et international. Cet aspect politique implique un travail de plaidoyer, de sensibilisation, de formation et d’élaboration d’alternatives possibles à des problématiques de grande envergure.